mercredi 23 décembre 2009

Méduses et temps vétustes




À l'issue de l'échange de cadeaux chinois, cette fois, plutôt qu'une tirelire en plastique, c'est un roman tout neuf et tourné à l'imprfait du subjonctif qui m'échut.

Dans Méduses (troisième roman je crois), Antoine Bréa exhume fort habilement ces conjugaisons qu'on croyait mortes ou, à tout le moins, oubliées des auteurs nés postérieurement à l'invention de la machine à vapeur.

Il était temps qu'on s'y colle!

J’appréciais modérément qu’elle me trouvât, soulignait-elle, pour elle qui revenait de loin, «exotique». L’intéressée était beurrée, sentait la tise montée sur des moulins à vent. C’était agaçant et je ne prisais pas des masses que l’on me traitât comme un aborigène, que l’intéressée me parlât comme à un Antillais.
(p. 75)

2 commentaires:

  1. Tsss tsss... Il était temps qu'on s'y "collât" !


    AB

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  2. Ah là, effectivement... C'est d'ailleurs curieux ce mélange d'expressions familières voire argotiques avec ce temps superbe qu'est l'imparfait du subjonctif, dont il était certain jusqu'alors qu'il tombât en désuétude, ce qui eût été bien navrant, et ayant été émerveillée, puis-je dire que vous m'estomaquassiez ?
    subjonctivement votre,
    Tinky, atteinte de délire total !

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